Sous le signe des astres…

Sous le signe des astres…

Cultiver avec les astres, les Anciens savaient. C’est une méthode et le produit d’une lente et longue observation de la nature. Alors, semez en mars, mais avec la lune !

La période est favorable pour semer vos graines de légumes et de fleurs dans la vallée, mais encore sous-abri, en attendant les températures plus clémentes d’avril. Doit-on suivre le calendrier lunaire pour choisir le bon jour des semis ? On connaît l’influence de la lune sur les marées et son effet sur tous les liquides, donc la sève des végétaux. C’est la lune descendante ou montante, celle qui se rapproche ou s’éloigne de la terre qui aurait une influence sur ces mouvements positifs, à ne pas confondre avec les lunes croissantes et décroissantes (les fameux quartiers ou la pleine lune). A l’opposé, les jours où la lune est à son apogée ou à son périgée, et lors des fameux nœuds lunaires, les effets semblent être négatifs et le jardinier amateur pourra rester dans sa chaise longue et profiter d’un repos bien mérité !
Contrairement aux professionnels qui n’ont pas toujours le choix des interventions, vous pouvez au moins suivre le calendrier lunaire disponible dans les magazines de jardinage de janvier ou sur le net. Certaines applications peuvent même vous renseigner au jour le jour sur les activités de jardinage les plus favorables, mais le calendrier le plus fiable reste celui des « Bio-dynamistes ». C’est surtout au moment de la germination que l’influence lunaire sera la plus forte, soit quelques jours après le semis. Dans tous les cas, la germination se déclenchera toujours bien heureusement grâce à la chaleur (18 à 20° selon les végétaux), la lumière et surtout l’humidité du substrat, comme dans la nature bien sûr. Jardiner avec la lune, c’est surtout améliorer un peu l’énergie germinative et la vigueur des jeunes plants, en lune ascendante donc pour les parties aériennes, descendante pour les organes souterrains. En résumé : je vous conseille de semer vos légumes racines en début de période de lune descendante, vos légumes feuilles et fruits ainsi que vos fleurs en début de lune montante. Il ne vous reste plus qu’à faire vos propres expé- riences comparatives, les résultats scientifiques sur ce sujet étant plutôt rares.
En mars, optimisez vos semis entre le 5 et 18 mars et côté repos du jardinier les 11 et 25 mars seront les jours de nœuds lunaires où les effets négatifs devraient se faire sentir 6h avant et 6h après l’heure prévue.

Et si vous semiez des plantes comestibles « à la bonne lune » ?
Que ce soit en salade avec des fleurs, en confiture ou en beignet pour certaines feuilles, la consommation de plantes florales issues de semis est un atout pour vos recettes culinaires. Parmi les graines les plus courantes que l’on trouve dans le commerce ou que vous pourrez récolter vous-mêmes : les capucines, coquelicots, chrysanthèmes, bourraches et les soucis, sans oublier le pissenlit pour la confiture. Toutes ces plantes ont le mérite d’être également très décoratives et utiles pour les insectes pollinisateurs.

Éloge du cosmos, une constellation de fleurs !
Cette plante occupait autrefois une grande place dans les jardins. Je vous invite à les semer gé- néreusement. Plusieurs solutions : un semis en godet en mars suivi d’un repiquage sur place ou bien directement en terre en Avril. Cette belle astéracée de taille élevée, très peu exigeante quant aux différents sols, un peu plus en eau, va vous combler par sa floraison durable aux coloris vifs et variés. Les graines fines sont à semer sur le sol préparé en les enfonçant très légèrement, puis en les recouvrant d’une fine couche de terreau. A l’exception des variétés hybrides F1, vous pourrez en général faire votre propre récolte de graines en fin de saison. Enfin, dernière astuce, n’hésitez pas à faire une deuxième série de se- mis fin mai de façon à étaler la floraison de cette superbe plante.

Asters : les plantes faciles
Printanières ou automnales, ces plantes peuvent se semer très facilement. Vous rencontrerez même l’aster des Alpes, Aster alpinus, au cours de vos randonnées en montagne. Sans dégrader le plant bien sûr, une récolte de graines sera possible en fin d’été ou en septembre selon l’altitude. Dans les jardins de la vallée, il trouvera sa place dans des sols drainants, même un peu graveleux ou caillouteux, et surtout en pleine lumière. A côté de cette espèce locale, de nombreux asters hybrides sont proposés par les semenciers et les producteurs de plantes vivaces avec comme couleur dominante le bleu et le rose. Attention aux Asters des plaines, hauts et envahissants qui arrivent parfois spontané- ment dans les jardins. De mon point de vue les espèces et variétés naines aux fleurs compactes et abondantes sont plus intéressantes à utiliser dans une composition paysagère.

A bientôt ! C.S.

Exemple de calendrier biodynamique. bio-dynamie.com

Quelques exemples de plantes comestibles, graines AB du commerce.

photo H.Zell

photo B.navez

photo Gossipguy